Je suis Paris, je suis la France

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Je suis Paris je suis charliePour la femme laïque que je suis, je l’avoue, mes crayons s’emmêlent, la planète bascule comme si la glace s’amalgamai, et, de son poids, inversait les pôles. Aller jusqu’à abattre des jeunes à bout portant lors d’un concert au Bataclan et à la rédaction de Charlie Hebdo me plonge dans l’horreur. Moi, assise, un stylo à la bouche, je cherche une histoire, quelques lignes, un dessin cocasse, soudainement je m’effondre, et constate que le film est mauvais, voire sordide. Nous avons basculé dans la mort. L’encrier s’est renversé sur ma feuille blanche. Je ressens dans l’air une ambiance sombre, je chavire dans la criminalité.

Les attentats qui ont endeuillé notre pays ne font que rajouter une douleur et multiplie les souffrances de nos entrailles. Ils prennent part à nos angoisses et à notre traversée du désert économique. Nous sommes tous dans l’incertitude.

Ce terrorisme religieux médiéval se retrouve hélas au coeur de l’actualité. La raison disparaît dès lors où le kamikaze agit au nom du fameux prophète pour le venger, avant d’aller le rejoindre par un aller simple.

L’objectif de ces fous d’Allah est de terroriser en répandant des images insoutenables et macabres qui seraient médiatisées. Ceux qui s’inquiètent, ce sont ceux qui ont peur, et j’ai très peur de cette escalade de violence guerrière. La folie de ces djihadistes aux tristes performances est devenue une organisation avec des moyens de plus en plus importants. Plus les média nous documentent, d’autant on se pose de plus en plus de questions. Où trouvent-t-ils cet argent ? Qu’il y a-t-ils derrière tout ça ? D’où viennent-ils ces fanatiques ? Comment un être humain peut-il en arriver là ? Et si la vermine était dans le fruit ? Elle viendrait donc de l’intérieur ? On va parfois chercher bien loin ce qui est à quelques pas de nous.

Johnny Halliday, un certain dimanche de janvier, se demande ce qu’il reste ?

Des souvenirs, une histoire vraie, des dessinateurs qui tracent le trait au-delà du cadre. Interroger, interpeler, bousculer dans le but de provoquer des réactions.
Des Coluche qui faisaient réagir par la provocation.
Puis des jeunes réunis lors d’un concert qui sont morts sans raison.

C’est la France avec ses libertés et sa dynamique qui est attaquée. Une tristesse immense me serre le coeur.

Cette liberté généreuse de Coluche nous obligeait à réfléchir, certes avec ironie et humour.

Tout autant que les crayons célèbres du journal comme Charb, Wolinski, Cabu, Tignous, Honoré, Maris, Cayat, Michel Renaud, Ourrad, nous laissent sans voix.

L’hommage qui a réuni pratiquement deux millions de personnes pour cette marche blanche fut certes un évènement à la dimension mondiale restera gravé dans notre âme collective. « Même pas peur ! »
Vous croyez vraiment ? Moi je suis morte de frousse !

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